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Quand les nouvelles technologies viennent protéger le commerce

Le 30 août 2019

A partir du 1 décembre 2019 en Russie les produits issus d’une liste fixée par un Décret d’Etat n° 792р en date du 28 avril 2018 et, notamment, vêtements, chaussures, tabac, les parfums et eaux de toilette devront être marqués au moyen d’un code digital.

Il s’agit d’un marquage qui permet une parfaite traçabilité des produits concernés de la fabrication à leur vente : grâce à un algorithme crypté il sera impossible de contrefaire ce marquage ou de le copier. De plus, tout consommateur pourra facilement scanner le marquage avec son smartphone et obtenir toutes les informations concernant le produit choisi.

Un système similaire de lutte contre la contrefaçon a d’abord été testé sur le marché des fourrures lequel, mis en place depuis 2016, s’est révélé bien efficace. Depuis il y a eu d’autres applications positives, notamment, sur le marché des médicaments. Fort de cette expérience, le Gouvernement russe a décidé d’appliquer la technique de marquage aux autres domaines de commerce, y compris à la parfumerie.

Les débats concernant le contenu de la liste des produits à marquer et, notamment, la présence dans cette liste des produits de parfumerie, ont débuté en 2017. Cependant, concernant notamment les parfums, l’analyse des rapports relayés par la presse montre qu’il n’y a pas eu de grande opposition de la part des fabricants et importateurs (y compris importateurs français) qui n’y voyaient aucun inconvénient, mais au contraire, que des avantages. En effet, selon une étude statistique récente, dans le domaine de la parfumerie la part du marché noir pouvait atteindre jusqu’à 20%, ce qui dépassait même les produits de tabac (7%). Ainsi, la traçabilité des produits et la possibilité de les authentifier ne pouvaient qu’être acceptées.

Actuellement et jusqu’au 30 novembre 2019, le système est en mode de préparation. Cependant, sans attendre le début de son fonctionnement obligatoire, la liste des produits à marquer a été, tout récemment, encore élargie.

Pour bien comprendre le dispositif : il vise la contrefaçon destinée à tromper l’acheteur de bonne foi. Les situations où l’acheteur recherche par lui-même un produit contrefaisant à bas prix et participe ainsi à l’acte de contrefaçon, en sont donc exclues.

 

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